À la folie

 

À la folie

Danser pour évaporer l’eau

Tanguer pour éviter les mots

Surtout ne plus avoir à Dire,

Juste respirer

transpirer

aspirer à

 

N’être plus rien qu’un corps qui brûle

Rien que la somme de

tous tes désirs

Te laisser porter, insouciante,

Ne pas laisser la place au doute

A tes craintes, à ce

pressentiment

 

A ce malaise que tu sens poindre

Venin-métal et goût amer

Tu continues de boire pourtant

Mais déjà tu n’as plus envie

Tu as envie

d’autre chose…

 

Mauvaise augure tu l’entends encore

Elle a dit ce qu’il ne fallait pas dire

ce que surtout tu ne veux pas entendre

Elle est dingue mais elle

te connaît si bien

Pourtant tu l’as vue quoi,

trois fois ?

 

Elle a cet éclat humide dans les yeux

Elle parle un peu trop vrai trop vite

voix cassée,

doucement rocailleuse

Comme ces enfants qui crient trop fort

(Nodules sur vos cordes vocales)

C’est sans doute pour ça qu’elle sait :

Vous êtes faits de la même terre.

 

Tu sautes dans tous les pièges à pieds joints

Tu as libéré toutes les vannes

Ouvert grande la boite de Pandore

A qui rêves-tu quand tu te touches ?

Vers qui vont tes songes quand tu cries ?

 

Tu sautes dans tous les pièges à pieds joints

Tu as libéré toutes les vannes

Ouvert grande la boite de Pandore

 

Pourtant tu sais qu’à ce jeu-là,

il ne peut y avoir de fin.

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