[ATELIER D’ECRITURE] « Il croyait encore, comme quand il était môme, que s’il mettait ses mains devant ses yeux, il disparaissait. »

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Lors du dernier atelier d’écriture, les participant.e.s ont écrit à partir de ce dessin de Quentin Zuttion qui a publié en août dernier sa nouvelle bande-dessinée Drosophilia.

Il croyait encore, comme quand il était môme, que s’il mettait ses mains devant ses yeux, il disparaissait. Il ne voyait plus, donc il était invisible, logique imparable. Et donc il faisait ça à chaque fois qu’il croisait Thomas dans le couloir.

Il l’apercevait à des kilomètres. C’est comme s’il avait eu un radar, il le sentait approcher. Et bim, direct, les papillons dans le ventre ! Ça bouillonnait à l’intérieur de lui, mais extérieurement, il se figeait. Il aurait voulu se fondre dans le décor, mais il n’était pas caméléon, juste illusionniste. Attention : disparition immédiate. Pile au moment de croiser son crush secret, il jetait la tête dans son sac, regardait avec la plus grande attention de l’autre côté ou refaisait ses lacets… Les astuces n’étaient pas infinies dans le domaine mais il était prompt à dégainer.

Un jour il faudrait se jeter à l’eau, ou au moins oser lui lancer un regard, une perche. Mais là, ce qu’il ressentait dans son corps, c’était tout une montagne. Il espérait juste ne pas continuer comme ça pour toujours.

Juliette

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