INTERVIEW : Cate Hortl enflamme Petit Bain pour notre soirée de rentrée

Temps de lecture : 6 minutes

Après Ambeyance et Oktober Lieber, Charlotte Boisselier s’est lancée en solo sous le nom de Cate Hortl, anagramme de son prénom. Sa musique mystérieuse et embrumée navigue dans des eaux new wave et indus. Après un premier EP, Smog, sorti il y a un peu moins d’un an, la productrice ne s’est pas arrêtée, elle a dévoilé au printemps dernier un superbe deuxième opus sur le label WARRIORECORDS, Hex. Cate Hortl nous fait le plaisir de venir enflammer Petit Bain vendredi 16 septembre pour notre soirée de rentrée Friction HIIT Edition et nous avons voulu faire le point sur son parcours fulgurant avant. Rencontre.

© Vincent Ducard

Tu faisais partie des groupes Ambeyance et Oktober Lieber. Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours en solo ?

Mon projet solo a toujours été sur le feu en parallèle de mes anciens projets, j’y travaillais depuis des années quand je trouvais le temps entre les concerts, le travail…

J’ai commencé à expérimenter dès mes années étudiantes, mais à cette époque je ne terminais jamais vraiment un morceau, et j’ai accumulé pleins de tracks qui pouvaient aller de quelques secondes à quelques minutes… Mais je gardais ça assez secret, intime.
C’est d’abord par le biais de mes collaborations dans le spectacle, puis avec Ambeyance et Oktober Lieber, que j’ai commencé à concrétiser mes aspirations de productrice et de musicienne et que j’ai commencé à faire entendre une partie de mon univers.
Et début 2020, je me suis dit : « allez, c’est maintenant ou jamais ! ». J’ai replongé dans mes dossiers, repris pleins de compositions en cours et je me suis fixée une deadline. J’étais prête pour cette concrétisation d’un solo. J’ai travaillé plusieurs mois sur une série de morceaux, puis j’ai rencontré Paul et Kendal du label toulousain Ritmo Fatale, qui ont tout de suite aimé le projet et m’ont proposé de signer le premier EP chez eux. Les choses se sont enchaînées de manière fluide ensuite, avec la sortie d’un premier morceau sur une compilation du label, puis la sortie de « Smog » qui a été accompagnée d’un clip réalisé par Julia Tarissan et produit par Sourdoreille pour le morceau « Deadpan ». J’ai commencé à tourner et entre temps, Rebeka Warrior m’a proposé de sortir le deuxième EP sur son label Warriorecords. Il s’appelle « HEX » et il est sorti en juin dernier.

Tu as fait des études de musicologie et tu as une expérience en tant que régisseuse son et de créatrice son pour le spectacle vivant. En quoi est-ce que cela influence ta musique ?

Ça l’influence forcément de par la diversité des rencontres et expériences que j’ai pu avoir, qu’elles soient techniques ou artistiques.
Quand je travaille en régie, j’améliore ma technique et ça se retrouve forcément dans le travail en studio, sur le mix par exemple.
Quand je travaille en collaboration avec des compagnies ou des chorégraphes, le fait de réfléchir à plusieurs, de faire se confronter plusieurs esthétiques, plusieurs visions, peut faire surgir des idées ou envies complètement nouvelles qui peuvent potentiellement m’inspirer par la suite. Ce sont des domaines dans lesquels les rencontres et le partage m’ont beaucoup nourrie et j’imagine qu’indirectement, on le retrouve aussi là, dans ma musique.

Tu as sorti Smog en fin d’année 2021. Comment tu qualifierais l’univers musical de Cate Hortl ?

Mon univers est très inspiré par les années 80, par l’esthétique new wave, minimal wave, italo et les sons synthétiques. C’est un univers que je qualifierais à la fois de sombre, vaporeux, mais aussi brillant.
Avec ce projet, j’ai autant envie de faire danser en club que de créer des atmosphères immersives, cinématographiques, raconter des histoires aux contours flous.

Est-ce qu’il y a des différences en termes d’influences ou de style entre la musique que tu composes et celle que tu joues en club ?

Quand je joue en tant que DJ, je joue beaucoup de mes inspirations dark disco, EBM, IBM, électro, tout en faisant en sorte de ne pas rester que dans des esthétiques sombres. On peut retrouver pas mal de mes influences dans mes sets, mais elles peuvent être dans un autre style que mes prods.
Je joue parfois plus indus ou plus acide par exemple. Dans mes morceaux, tout ça se retrouve plutôt par touches. Mais globalement je pense que j’appartiens de près ou de loin à la même scène que celle que je joues en club. En tout cas je m’en sens proche.

Tu as une actualité chargée et les choses ont l’air de s’être drôlement accélérées depuis Smog. Tu nous en parles un peu ?

Quand j’ai sorti Smog en octobre de l’année dernière, j’ai très vite enchaîné sur la composition de mon deuxième EP « HEX », qui est sorti en juin dernier sur Warriorecords. J’ai aussi eu de belles opportunités comme être soutenues par Petit Bain à Paris, faire la première partie de Yan Wagner à la Maroquinerie, puis de Prudence à la Gaîté Lyrique, beaucoup de concerts…Là j’aimerais continuer à faire un maximum de dates tout en travaillant sur de nouveaux morceaux. J’ai une sortie prévue avant la fin de l’année sur le label MONOGRAPH, dont le concept est d’éditer un vinyl à exemplaire unique, issu d’une collaboration entre musicien et artiste plasticien. Pour les autres rendez-vous, je vais aussi faire la première partie de Working Men’s Club à Tourcoing et Paris les 10 et 17 Septembre, et puis celle (OMG) de Mansfield TYA. à l’Olympia le 1er novembre prochain !

Si tu devais choisir deux sons pour nous faire patienter jusqu’au 16 septembre ce serait quoi ?

Panther Modern – Creep

Moderna – Let’s Have a Ball (Extended Mix)

FRICTION HIIT EDITION – 6€ – PETIT BAIN – VENDREDI 16 SEPTEMBRE

Cate Hortl était dans l’émission Côté Club sur France Inter vendredi 9 septembre dernier : ici

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