Le Bal et valsent les clichés

Le Bal

Le bal c’est une galerie/musée/café à côté de la place de Clichy, mais dans une petite ruelle cachée avec un parc en face et des fleurs. Dédié au contemporain et à ses arts, ce nouvel endroit a pour vocation de mettre en avant des “images-documents” suivant la volonté de son président, qui n’est autre que Raymond Depardon.

 

Raymond qui, pardon ?

 

Beti prend la pause à côté de Raymond...pardonPour ceux qui ne le connaissent pas,Raymond n’est pas la star de “feu plus vite que la musique sur M6..”. C’est un grand photographe français particulièrement célèbre pour ses films documentaires. La création de ce lieu est le résultat de sa collaboration avec la célèbre agence Magnum, l’une des plus célèbre “coopérative de photographes” qui existe et pour qui ont travaillé de très grands noms du photo-journalisme et de la photo (Capa, Martin Parr, ..)

Le bal : des corps à l’exposition

 

Tandis que dans les années folles, l’endroit accueillait les jeunes coquin(e)s et leurs désirs d’aventures à caractère relativement sexuel, le nouveau Bal ouvre grand ses portes aux parisiens en quête d’aventures visuelles. Ambitieuse, l’ancienne guinguette olé olé a même pour vocation de former des « citoyens-regardeurs » qui aiment à regarder la réalité en face.

Les archives du Bal

© Janeth Rodriguez-GarciaVous pourrez donc y admirer et/ou réfléchir devant des clichés ne s’inscrivant pas dans la vague des “images-spectacles-choc” qui nous explosent trop souvent à la figure (publicités,couvertures racoleuses de la presse). Le Bal fait le pari de mettre en avant de “vrais” clichés de “la vraie vie”, comme l’a si souvent fait Raymond à travers ses “errances”..Désireux de remplir les estomacs autant que les esprits, Raymond a prévu une terrasse tranquille accueillante pour toutes les têtes rêveuses qui ont du temps au sortir des expositions.

 

 

 

Tokyo-e on a aimé, Yukichi Watabe en particulier

 

Lorsque nous y sommes allés, le Bal exposait Tokyo. Trois artistes, autant de visions du quotidien nipon qu’il soit nocturne, citadin, glauque ou traditionnel. Ils représentent tous le vécu du peuple qui depuis s’est fait irradié et ne peut plus boire l’eau du robinet. Noir & blanc et couleur, au rez-de-chaussée et au sous-sol, le tout pour la modique somme de 4 euros sans réduction. Tokyo-e c’était sympa !

Etonnés et agréablement surpris par la démarche d’Yukichi Watabe pour sa série “A Criminal Investigation” nous avons décidé, en toute partialité, de vous présenter son travail.

(c) Yukichi Watabe : A Criminal Investigation

Cet artiste japonais a réussi à suivre en live une enquête criminelle des plus sordides. Mieux ! Armé de son appareil photo, il s’est évertué à retranscrire sur papier sensible une ambiance à la Columbo aux yeux bridés des années 40. Des clopes, des impers, le doigt tendu vers l’intrigue, filent les interrogatoires et croît le suspens. Tous les éléments du genre y sont réunis. Mais que s’est-il passé, que cherchent les enquêteurs ? L’intrigue est à son comble alors que nous regardons, les yeux humides, les photos exp(l)osées. Révélation au fil des images sous cadre en bois noir. Le verdict : usurpation d’identité et tueur sadique. Le coupable sera démasqué et condamné, la vie est belle. Les photos du processus, magiques, resteront dans les annales pour retranscrire les aléas et questionnements de l’enquête. Notre voyage au pays des Geishas sans décalage horaire s’arrête ici.


Watabe Yuckichi

Infos pratiques (parce qu’on est sympa) :

6, Impasse de la Défense, 18e.

Métro Place de Clichy, lignes 2 et 13/ Bus 54, 74, 81

Prix d’entrée : 4 € tarif plein / 3 € tarif réduit

Restaurant Le Club des 5, à partir de 20H30

57 rue des Batignolles, 75017

Exposition à regarder jusque décembre, et oui Tokyo-e c’est fini

Topographie de la guerre (jusqu’au 18 décembre)

Comment imaginer qu’autre chose que la bataille puisse représenter la guerre?

Les œuvres photographiques ou vidéo réunies dans cette exposition laissent délibérément hors cadre l’affrontement, le corps, la chute, la blessure, la mort. Elles ont en commun une ambition documentaire déclarée, manifeste : le parti pris d’une totale désincarnation de la guerre et, de ce fait, une focalisation sur les sites, les position, les espaces géologiques ou construits.

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