OBJETS DU QUOTIDIEN #6 – Le string

Notre rédactrice Fanny s’intéresse aux objets et à leur charge symbolique. Dans cette rubrique, elle raconte l’influence qu’ont les objets sur nos modes de vie et surtout sur les systèmes de domination et d’oppression (en particulier liés au genre et à la sexualité) qu’ils alimentent. Dans ce sixième volet, elle nous parle du string.

objet du quotidien et oppression : le string - Friction Magazine queer
“The thong” de Rudi Gernreich, 1974.

Dissimulé, revendiqué, affiché ou détesté, le string est un objet qui orne les corps, une parure plutôt qu’une armure. Apparu dans les années 1930 dans le monde des shows burlesques et du strip tease, comme un objet de contournement d’une politique de la prohibition, il est déjà un vêtement de la discorde. Fiorello LaGuardia, maire conservateur de New York (1934–1939), déclare en 1939 à la presse : « Clean entertainment pays! ». Il propose le string comme alternative à la nudité des danseuses lors du World’s Fair à New York, afin de maintenir la rentabilité de cette industrie des corps pâtissant de la crise économique. Mais le string est resté, durant plusieurs décennies, prisonnier des murs des boîtes de striptease, peep shows et sex shops lugubres. Il faut attendre 1974 pour que le styliste Rudi Gernreich lance son premier string suivi la même année d’une adaptation en maillot de bain une pièce pour hommes et pour femmes. Ces propositions émanent, d’après son Thong Manifesto (1974), de l’interdiction alors récente dans la ville de Los Angeles de se baigner nu. Le string vient ici, comme en 1939 pour le World’s Fair, comme un compromis. D’après Rudi Gernreich, « le string est la réponse à une contradiction sociale : la nudité est belle et bien là, de nombreuses personnes veulent nager et bronzer nu⋅e⋅s, tandis que de nombreuses autres personnes restent offensées par la nudité en public ». Il indique, dans ce même manifeste, s’être inspiré de vêtements issus de cultures très différentes, des « strings » brésiliens, des mawashis portés par les sumos au Japon, ou d’un vêtement porté par des travailleurs autrichiens pour nager et des sandales tongues. Mais le string (“THE THONG”) va selon lui au delà, c’est une véritable marque déposée, son design est breveté. 

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World’s Fair, 1939.

Le string devient une marque, mais il faut attendre le tournant des années 2000 pour le voir devenir un symbole multi-facettes : celui d’un conflit générationnel incarné par des mères affolées de voir le string de leur(s) fille(s) dépasser soudainement de leurs jeans, le ravivement d’un débat infini (et stérile ?) pour définir les termes de la pudeur et de la vulgarité, celui d’une culture médiatique et publicitaire issue du mouvement porno-chic, ou encore celui d’une libération féministe et la possibilité de se dénuder selon son bon vouloir. 

Chacune de ces facettes constitue l’histoire complexe d’un objet connu de tous⋅tes, acheté, porté, sali, déchiré, oublié, que je m’efforce ici de documenter sans prononcer une sentence, selon moi contre-productive, à la question pourtant évidente : faut-il continuer de porter des strings ?    

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Clip de Partition, Beyoncé, 2014.

Le string et le regard masculin

L’histoire du string, des années 1930 à aujourd’hui, est guidée par les fantasmes d’hommes qui ont construit un objet pour modeler le corps des femmes à leur convenance. Le string masque et montre tout à la fois les corps, crée le désir, constitue un teaser à la nudité. La manière dont les corps des femmes sont objectifiés et mis en scène au cinéma pour le regard des hommes a été décrite en 1975 par Laura Mulvey, dans l’article « Visual pleasure and narrative cinema », publié dans le no 16 de la revue britannique Screen. Bien que cette théorie ait été commentée et critiquée par la suite, elle pose une base à une réflexion tout à fait nouvelle : l’image des femmes sert de manière quasiment systématique une pulsion scopique masculine [NDLR : une pulsion à contrôler l’autre par le regard], une mise en forme des corps des unes pour satisfaire le désir et les fantasmes des autres : on parle de male gaze. Au cinéma, cela passe par des cadrages et mouvements de caméra mettant toujours en scène le corps dans son entièreté, des contres plongées, des postures des corps permettant d’en voir un maximum des attributs sexuels (fesses, poitrines, jambes, cheveux, etc.). Ces procédés sont largement utilisés dans les films d’Abdellatif Kechiche, en particulier dans Mektoub My Love: Canto Uno, où sont exhibées à de multiples reprises et selon une multitudes d’angles les fesses de l’actrice principale, Ophélie Bau. Le string apparaît dans ce dispositif comme un « exhausteur de désir », il modèle déjà le corps avant la caméra. Il est surtout un symbole associé au striptease. De nombreux films mettent en scène le string dans le contexte du male gaze exacerbé qu’est la scène de strip-tease en club (Dancing at the blue Iguana, 2000), dans un cadre intime (9 semaines et demi, 1986) ou de voyeurisme (Body Double, 1984). Les sous-vêtements sont des outils centraux de ce dispositif corps-regard, ils guident la scène. 

Dans l’univers de la lingerie, la marque Victoria’s Secret a su tirer son épingle du jeu grâce à ses shows et ses mannequins, aussi appelés angels. La marque réinvestit le male gaze comme modèle économique : on ne vend pas des sous-vêtements à des femmes, on vend une image à des hommes. Les défilés prennent l’apparence de spectacles érotiques. Laura Mulvey décrit ce type de dispositif où « la femme affichée comme objet sexuel est le leitmotiv du spectacle érotique : des pin-ups au striptease […] elle tient le regard, joue et signifie le désir masculin » et dans une même continuité, John Berger explique, en 1972, dans Ways if Seeing (Voir le voir), que « les hommes agissent et les femmes apparaissent. Les hommes regardent les femmes. Les femmes se regardent être regardées ». 

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Victoria’s Secret Show 2018.

Le string a de particulier qu’il n’est pas un objet fait pour durer : il a pour objectif d’être retiré. Il est subversif en lui-même par ce qu’il dévoile mais aussi par ce qu’il promet. Cette ambiguïté a été utilisé dans le monde de la mode et de la publicité avec la tendance porno-chic : Gucci, Tom Ford ou American Apparel ont utilisé des campagnes de communication provocantes et largement suggestives, mettant en scène le corps de jeunes femmes dénudées de façon gratuite. Dans la publicité Tom Ford pour son parfum pour hommes, en 2007, un flacon de parfum remplace le string dans sa quête à la pudeur minimale en cachant la vulve d’un corps féminin luisant et sans visage. Le string peut finalement être n’importe quel objet, pourvu qu’il ne provoque pas la censure mais reste une caution marchande.

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Publicité Tom Ford For Men, 2007.

String et contrainte

Si le string n’a pas été conçu pour être un vêtement confortable mais un vêtement qui se montre, un vêtement qui expose plus qu’il n’habille, il devient, de façon inhérente vecteur de contraintes. Son inconfort n’est plus à prouver (il contraint le corps en le ficelant) et atteint son paroxysme avec le string perle de la marque Bracli, qui réduit le textile à un fil de perles tendu entre le pubis et les fesses : le string se transforme en objet sexuel dont l’objectif est de procurer du plaisir. On retrouve cet objet dans un extrait de l’épisode 3 de la saison 5 de la série Sex and the City, 2002), lorsque Samantha se voit offrir ledit string en perles de la part de son compagnon, Richard, et déchante, la scène suivante, quand on la retrouve grimpant un escalier à toute vitesse, entravée par ce string qu’elle finit par enlever – ou lorsque le plaisir devient torture. Le string fait aussi l’objet de critiques d’un point de vue sanitaire : il provoquerait de nombreuses infections (cystites, mycoses) dues à la fois aux textiles utilisés, mais aussi aux mouvements et à la forme du string, qui créent frottements et irritations. Enfin, le port du string implique souvent une épilation adaptée. Les vêtements, dans leur ensemble, délimitent un périmètre à la pilosité : de nombreuses personnes n’envisagent pas de porter des vêtements desquels peuvent dépasser des poils. Avec le string brésilien est venue l’épilation brésilienne, qui s’adapte parfaitement à la forme de la culotte du maillot, de plus en plus minuscule. 

Le string s’inscrit également dans un processus rituel de passage à l’âge adulte. Aurélia Mardon, maître de conférence en sociologie à l’université de Lille, décrit le choix de couleur des sous-vêtements comme le symbole du « statut d’une femme accomplie, en âge d’avoir une sexualité et d’utiliser ces objets dans les stratégies de séduction au sein du couple, par opposition à la blancheur qui évoque la virginité de la jeune fille ». Le string fait également partie de ces objets que l’on achète à partir de la puberté et marque une rupture dans la relation mère-fille (parent-enfant de manière générale), car ces objets sont associés à une sexualité naissante ou en puissance. Le scandale des strings pour enfants de la marque Abercrombie & Fitch (2002), montre le poids des symboles associés à ce sous-vêtement. Sur de nombreux forums, des mères affolées s’interrogent sur l’âge approprié pour acheter un premier string à leur enfant. Dans les vestiaires des collèges et des lycées, les jeunes filles observent et comparent leurs cheminements respectifs : la panoplie des sous-vêtements, de la culotte en coton Petit Bateau au string Victoria’s Secret, peut être source de moqueries liées à une pudeur ou une maturité sexuelle soit-disant affichée par le type de sous-vêtements que l’on porte.  

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Photographie tirée du compte Instagram de Kim Kardashian, 2018.

Les strings ont néanmoins connu un grand succès à partir des années 2000, les ficelles dépassant de tous les pantalons taille basse, des plus grandes stars aux cours de récréation. Mais lorsqu’il sort du cercle du spectacle ou de l’intimité, il devient l’objet de stigmatisations : les garçons tirent sur la ficelle des strings des filles et, plus tard, justifient les agressions sexuelles et viols par la tenue vestimentaire des victimes (le port d’un string apparent en première ligne d’accusation de vulgarité). En 2018, en Irlande, un homme accusé de viol a été acquitté pour la simple raison que la victime portait un string en dentelle, ce qui était une preuve évidente de consentement pour l’avocate de l’accusé. Dans l’affaire Monica Lewinsky, en 1999, qui révèle les relations sexuelles que cette dernière entretenait avec le président Bill Clinton, la jeune femme se verra accusée par le président de l’avoir manipulé. Le rapport d’enquête de 1998 The Starr Report, explique comment Monica Lewinsky aurait initié la première relation sexuelle avec le président en « soulevant sa veste et en lui montrant son string ». Le string n’est ici pas anodin, et renvoie à l’idée que la personne qui en porte un et le montre est nécessairement dans une démarche de séduction. La chanson String Color de Ragga String suggère même que la couleur d’un string serait un langage de séduction. Le string conserve donc malgré sa démocratisation du début du siècle un caractère sexuel, vulgaire, aguicheur et beaucoup des personnes qui en portent tentent de le masquer par l’argument de l’impératif d’invisibilité qu’observe Aurélia Mardon durant son enquête : les sous-vêtements ne doivent pas apparaître sous les vêtements, « aussi ravissants soient-ils, on leur demande de se faire oublier sous les tenues les plus légères. Les femmes assortiront la couleur de leur lingerie à celle de leurs vêtements ». Le string perdure, mais il doit alors se justifier. 

String et vulgarité

Les instants (fugaces) de gloire du string ficelle ont rapidement fait place à un désamour radical. La presse féminine fait depuis quelques années la guerre au string ficelle, jugé peu élégant et … vulgaire. Ce terme de « vulgarité », au sens de ce qui fait vaciller le bon goût et la bienséance, a été utilisé pour la première fois au XIXe siècle par Madame de Staël qui cherchait à décrire « les formes qui supposent peu d’élégance dans les images et peu de délicatesse dans l’expression ». Ce terme est aujourd’hui souvent employé pour décrire une tenue vestimentaire jugée trop dénudée, osée, colorée ou voyante.

Ce sont les cagoles qui sont vulgaires, ces femmes marseillaises parées de strass, de rose fuchsia, de jeans déchirés ou de talons de 20 centimètres, les travailleur.euse.s du sexe qui sont vulgaires, par leurs vêtements brillants, courts, moulants, les femmes grosses, celles dont les bourrelets avalent les ficelles des strings, que l’on trouve vulgaires, les femmes racisées qui sont vulgaires, leurs formes trop visibles, leurs parures trop colorées.

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Photographie tirée du compte Instagram de _redlipsandliner_, 2019.

Le string n’est qu’un objet parmi d’autres de cette vulgarité, il alimente un imaginaire de ce qu’il ne faut pas être, des comportements qui se distinguent d’une féminité normée. Isabel Guarnieri, étudiante à la Brown University, aux États-Unis, analyse dans un texte pour le projet Objects as Texts, le clip de la chanson Thong Song de Sisqo et dénonce l’hypersexualisation des corps des video vixen, modèles féminins, souvent racisées, qui apparaissent dans des vidéos musicales de hip-hop ou de rap. Elle rappelle que ce clip, littéralement meublé de femmes noires portant des strings, nourrit le cliché de la Jezebel, « une femme noire à l’appétit sexuel insatiable et des caractéristiques physiques telles que de grosses fesses, des seins affaissés ou une nudité flagrante », et perpétue la stigmatisation de certaines personnes vis-à-vis de leurs choix esthétiques.

La vulgarité est réservée à certain⋅e⋅s : son étymologie « vulgus, peuple, populaire » le laisse entendre. Les mannequins de Victoria’s Secret ne sont pas vulgaires sur le podium, elles sont resplendissantes ; Emily Ratajkowski n’est pas vulgaire sur ses photos Instagram, elle irrigue les fantasmes. Pourtant la notion de vulgarité est loin d’être universelle. Au Brésil, le string comme maillot de bain est une norme sur les plages. Alors que le topless est interdit, les fesses dorent au soleil. Le maillot de bain se fait le plus petit possible, pourvu qu’il dissimule les tétons et la vulve. Il se fond avec le corps, disparaît entre ses plis, jusqu’à parfois devenir des bandes adhésives révélant un bronzage net et contrasté. Cette norme entre en collision avec des habitudes françaises bien différentes, où les strings ne sont pas légions mais les seins nus autorisés. La vulgarité et l’indécence se déclinent en autant de micro-climats culturels. 

Clip de Vai Malandra, Annita, 2017.
Clip de Vai Malandra, Annita, 2017.

 Ces habitudes sont cependant parfois transformées par des artistes, comme Nicki Minaj aux États-Unis ou Annita au Brésil, pour retourner le stigmate de la video vixen : elles continuent de mettre leur corps et leurs fesses en scène, mais elles utilisent le string comme un outil d’empouvoirement, qu’aucun homme ne leur a demandé de porter (comme c’est le cas dans le Thong Song de Sisqo, en 2000). Nicki Minaj évolue dans un clip sans hommes et Annita affiche, dans le clip de Vai Malandra (2017), des fesses gorgées de cellulite en gros plan. Isabel Guarnieri souligne que Nicki Minaj crée dans son clip une fascination autour de ses fesses en tant que symbole d’une sexualité démesurée, mais elle est à la fois la rappeuse et la video vixen. On peut néanmoins émettre un doute quand à la réelle capacité d’empouvoirement réclamée par ces démarches artistiques : ces femmes ne sont-elles pas, de toute façon, prisonnières d’objectifs commerciaux qui ne leur offrent que le choix de maîtriser et s’approprier des codes encore inévitables dans le milieu du hip-hop et du rap ?

Clip de “Anaconda”, Nicki Minaj, 2014.

Le string masculin comme objet humoristique 

Mon propos s’est jusqu’ici porté sur les strings portés par des femmes, car cet objet alimente des biais sexistes puissants. Le string au masculin est le pendant malheureux d’une féminité qui monopolise la carte des fantasmes. Les normes de genre sont si fortes qu’il n’existe presque aucune porosité entre la représentation du désir des hommes et des femmes. Bien qu’il échappe aux codes de la virilité dans certains milieux, de la culture gay à celle des strip-teaseurs, le string est rejeté par la plupart des hommes comme objet de séduction. Ce string est un ovni dans l’imaginaire de la lingerie, un déguisement tout au mieux. Le string vert à bretelle de Borat incarne le détournement par l’humour qui est fait de cet objet : ridicule, grotesque, absurde, une supercherie permettant d’éloigner cet objet de la sphère de la séduction. Car enfiler un string, c’est mettre en valeur une partie du corps avec laquelle la plupart des hommes ne sont pas à l’aise : les fesses (et par association l’anus et le plaisir anal).   

Le Mankini dans Borat, 2006.

Finalement, le string est un vêtement dont l’histoire s’inscrit dans une tradition sexiste entre l’objectification des corps et leur stigmatisation. Initialement conçu comme un objet de spectacle, il continue, sans scène ni podium, d’être un objet de mise en scène d’une certaine forme de féminité. Le string se décline en d’innombrables possibles : ficelle, dentelle, invisible, tanga, mini, hot tanga, brésilien, body string, C string, string perle, micro string, etc. Du string désirable au string technique, celui qui simule la nudité, ce vêtement « construit le corps plutôt qu’il s’y adapte ». Paul Preciado, dans une récente chronique pour Libération, associe le rapport de la mode au corps à « ce que l’architecture est à l’espace : une technologie de fabrication et de contrôle social, un dispositif de cadrage et de segmentation, d’assujettissement et de production de sens politique ». Le string fabrique lui aussi les corps, il fabrique les modalités d’un certain rapport à la séduction, il opère un cadrage sur les fesses, il en segmente les usages, entre celles et ceux qui sont autorisé⋅e⋅s à porter un string et les autres. Ce n’est pas un objet anodin, ni un objet diabolique, mais il faut certainement s’interroger sur les raisons qui nous poussent à en porter.  

Références principales :

Isabelle Guarnieri, Thong. Objects as Texts, Objects of research, 4 mai 2018.

 Rudi Gernreich, Thong Manifesto. 1974.  

Madeleine Holden, The State of Male Gaze. Mel Magazine, 2019.

Elisabeth King, Cracking Open the History of the Thong. Vice Magazine, 6 février 2016.

Aurélia Mardon, Les femmes et la lingerie. Intimité corporelle et morale sexuelle. Champ psychosomatique, 2002/3 (no 27), p. 69-80.

Laura Mulvey, Visual Pleasure and Narrative Cinema. Film Theory and Criticism : Introductory Readings. New York : Oxford UP, 1999. pp. 833-44.

Marc A. Ouellette, And nothing she needs: Victoria’s Secret, and the Gaze of “Post-Feminism”. Old Dominion University, septembre 2019.

Paul B. Preciado, Le parlement Balanciaga. Libération, chronique « Interzone », 4 octobre 2019.

Rachel Schmier, Striptease: The Untold History of the Girlie Show. Oxford : Oxford University Press; New Ed edition, 2006.

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