Chronique d’un été sans baiser #1 : Là où tout a commencé

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La Kahena - Chronique sur Friction Magazine drag
La Kahena © Ranobrac

Fin juin, je me lève un matin, me prépare mon café, fume une clope. Vous vous en doutez, le caca suit tout naturellement. C’est le pouvoir des trois C. 

Et c’est donc assis sur mon trône, clope au bec, slip aux chevilles, que dans une intense poussée me vint l’envie de changer de vie. Au moment de tirer la chasse, la décision était prise, au revoir job alimentaire déprimant et bonjour l’inconnu, le flou artistique. Un seul mot d’ordre : profiter ! Du coup, pas la peine de se doucher, je me roule un gros joint, attrape une feuille puis un stylo et commence à noter tout ce que j’aimerais faire. 

Je passe de la meilleure à la pire des idées. Tout y passe : retourner en Afrique du Sud, adopter un sphinx et un chien aveugle, m’injecter du botox dans le front, mais surtout et d’abord (si on ne prend pas en compte ma décision de devenir une badass business woman sans vergogne ni sentiments) je voulais de la bite ! * insert male tears here * 

Laissez-moi éclairer la situation avant de vous révolter (ou de vous toucher). Par la bite, j’entends : me faire biffler, piner, déglinguer, souiller, remplir, salement enculer, etc. Ou inversement proportionnel sur accord réciproque et selon la personne. Car comme on dit, tout est bon dans le cochon ! 

– Arrêter d’être cul-cul la praline et profiter des nombreux phallus que la vie a à nous offrir, plutôt qu’attendre de « trouver l’amour pour entièrement me donner », c’est le but ! 

Ugh ça me dégoute. 

– Et les mots de la grande philosophes américaine TS Madison « Be yourself, bitch ! Step your pussy up, honey ! [dû aux raisons que ça ne colle pas avec mon histoire, j’ai décidé de nier l’existence d’une partie de la citation] Own a business. Bitch, suck a dick ! », est le mantra pour y arriver. 

Eh bah mes enfants, laissez-moi vous dire de suite que ça n’a pas été la foire à la saucisse ! Moi qui pensais finir en Nadia Comaneci à la rentrée à force d’avoir travaillé ma souplesse, eh bien on est toujours au stade Bernadette Chirac qui tente un Paso Doble. 

En revanche ne vous y méprenez pas, je reste ouvert à de multiples options. 

Tout d’abord, le sugar daddy. Ma quête n’est pas finie. Elle s’arrêtera à mon mariage. Il faut être fou pour se dire qu’on ne veut pas d’un. e épou.x.se pété de thunes, qu’on puisse avoir la vie qu’on mérite tous. Ça et tout le shopping qu’on peut faire. Ça ouvre un monde de nouvelles possibilités. 

L’idéal reste de faire comme Anna Nicole Smith, ma muse, et d’en prendre un qui va vite mourir et tout te laisser. 

Ensuite tu as le coup de foudre. Non ce n’est pas son pénis qui te titille les intestins, c’est des petits papillons dans le ventre. Cette sensation qui nous effraie autant qu’elle nous attire. Celle après laquelle on court et qu’on repousse une fois attrapée. Oui on peut tout à fait être sale et romantique à la fois ! Tu peux me faire découvrir le fist et la poésie LGBT japonaise, ce n’est pas antinomique. Mais du coup il faudra que je t’épouse. 

Ce qui me fait venir à l’option suivante, le mariage. La réponse est simple : oui ! Vous n’avez pas demandé, je sais. Je m’en fous. Je me vois déjà dans ma maison secondaire sur notre réserve privée aux abords du parc Kruger, les dogues allemands et les lévriers dans le jardin, les enfants dans la piscine, ma moitié au barbecue… Je ne sais pas vous, mais ma mère adore l’idée ! 

Il reste d’autres options que je ne développerai pas car le potentiel comique est moins élevé : l’amitié par exemple, le networking (vous êtes absolument autorisés à me booker via les réseaux sociaux de l’amour. Je prends plus cher) ou encore une petite soirée à discuter en buvant du vin… Les possibilités sont nombreuses. 

Bon, on ne s’étale pas, on active le mode Rebecca More et Sophie Anderson pour l’été. Répétez après moi : on est là pour détruire des pénis ! Oui je sais, ça sonne moins bien en français. Je vous laisse sur cette fin un peu amère, un peu comme mon été. 

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