Discoquette : les daddies de la team

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Les copaines de la Discoquette ouvre le bal pour les soirées grandioses de 2023. Elles nous convient à une soirée Daddy Issues dans leur antre favorite : Petit Bain. Pour l’occasion, elles ont invité Daddy Squad, ex-membre et leader du groupe Monarchy, il règne sur l’italo disco depuis deux ans notamment grâce à ses nombreuses collaborations : Chinaski, Hard Ton, Dita Von Teese ou encore S’Express. Il sera accompagné du danseur et modèle Kunixi. Le daddy parisien Juda La Vidange sera également présent. Côté team Discoquette, on aura plaisir à retrouver, les DJs résident.e.s Benjamin Starks et Nannä Volta qui viennent compléter le line-up, accompagné.e.s de nos Queens Gloria Gaypierre et Victoria Lachose. Pour l’occasion, on a demandé à toute la team Discoquette de nous parler de leurs music daddies.

Benjamin Starks 

Laurent Garnier évidemment !
Il a éveillé mon amour de la musique électronique, j’écoutais ses premiers morceaux en boucle dans ma chambre d’ado, parfois toute la nuit.
Je rêvais d’assister à sa résidence à La Locomotive (ancien La Machine du Moulin Rouge), j’écoutais ses lives sur Fun Radio à l’époque, c’est lui qui m’a donné envie de m’essayer aux platines. Et mon morceau pref de tous c’est The Sound of the Big Babou  

Nannä Volta

 Wow c’est pas évident de choisir ! Mais pour être raccord à mes influences de mix et l’ambiance Discoquette je vais prendre Joe Goddard (sinon c’était Marvin Gaye haha).
Parce qu’Hot Chip fait partie de mes références de groupe de synth pop qui a largement rythmé mes soirées autour de la vingtaine, notamment avec l’album The Warning. Et pour tout ce que Joe Goddard a créé ensuite dans ses projets annexes ou solo et les nombreux remix super efficaces pour d’autres artistes.
Ma dernière découverte de lui, un remix mélancolique de la talentueuse Rachel Chinouriri 

A-440

Pour moi c’est Björk. Déjà parce que c’est une artiste que j’affectionne particulièrement et qui constitue la bande son de mes premiers émois musicaux. Et puis surtout parce qu’à mon sens, prendre en otage l’industrie musicale majoritairement masculine, redéfinir la musique électronique comme bon lui semble et influencer des générations entières de musicien.ne.s et compositeur.ice.s depuis presque 50 ans (48 pour être exact !), ça fait preuve d’une sacrée daddy energy.

Victoria Lachose

Mon Daddy Music c’est Patrick Cowley ! Il est l’un des précurseurs de la Hi-NRG et, plus généralement, l’un des pionniers de l’Electronic dance music. Avec son comparse Sylvester, ils ont révolutionné le clubbing gay de la fin des années ’70. Ses titres sont pour moi de véritables odes à la pédérastie. Ils n’ont pas pris une ride et m’inspirent jour après jour dans mon esthétique musicale. Daddy Patoche still alive bitches!
Et toi aussi, ce samedi « Do you wanna Funk? » 

Ixpé 

Madonna, sans hésiter. Elle a toujours été pour moi la représentation de l’émancipation de l’oppression masculine, en se battant pour la liberté de la femme à tous les niveaux, et y a pas + badass que ça. C’est à la fois ma mère en termes de références musicales et mon père spirituel.

Gloria Gaypierre

S’il fallait n’en donner qu’un seul, disons que RuPaul serait mon daddy musical. Au delà de l’inspiration et de la visibilité qu’il apporte aux nouvelles générations de drag, RuPaul est avant tout un symbole de lutte politique et d’activisme pour la communauté. Je ne me lasse pas de son titre Sissy That Walk que je peux me passer en boucle et m’imaginer sur son runway mythique, sur les tapis roulants de Roissy CDG.


Ok Pal! 

On peut dire que j’ai de sacré M83 issues (et notamment parce que mon nom de DJ vient de là…)
D’un premier amour à la force nécessaire pour survivre aux bullies des écoles, c’est l’artiste fil rouge de ces 15 dernières années, pour moi. Je me réfugie dans cette synth-pop-électro délicieusement rétro dès que j’en ai l’occasion et ça inspire forcément beaucoup ce que je joue produis ou joue en soirée.

Discoquette Daddy Issues : samedi 21 janvier 2023, Petit Bain

Tarifs : 09€ en early bird / 12€ regular / 14€ late et sur place.
15 billets à 6 euros à destinations des minimas sociaux et étudiants.