LES NUITS DE DAME F*F* : Episode 1 : SUBTYL x LA STATION Les démons du minuit-midi

Temps de lecture : 4 minutes

I-Retour au fief.

Je ne sais pas pour vous mais mon année 2018 a été marquée, entre autres, par les sessions Station. Fabuleuses BP, Culottée, 75021. Ces soirées que je m’efforçais de rejoindre avec ma partner in crime en mode brindille d’été mais desquelles nous ressortions assommés.

Le sourire aux lèvres mais avec -pour ma part- la mine assoiffée de Botox et le sourire bon à intégrer le prochain casting de Chucky.

Pour 2019, je m’étais juré que tout cela changerait. FUCK les lundi matin agrippé à mon citrate de bétaïne. OUI au sport, au thé citron… Bref, une tentative de vie plus stable.

À peine publié, ce nouvel event de la Subtyl faisait voler en éclats mes nouvelles résolutions (et ça tombe bien, j’y croyais déjà plus). ). Je redoutais le retour au fief, mais trop tard, mon masque de sheitan était déjà dans le tote bag.

Publiée par Subtyl sur Vendredi 14 décembre 2018

II- La cave.

Entré vers 1h du matin sans trop d’encombres côté préventes (oui, c’est toujours un peu la pagaille à l’entrée, mais bordel prenez vos précautions !) j’ai été une nouvelle fois happé par le sous-sol. Sans doute l’impression d’y voir moins d’embouteillages qu’à l’étage. Et cette décision a été une nouvelle fois récompensée.

Je ne connaissais pas YOUL. Pas même le beau ténébreux COMBE. Ni le label ANDROGYNE. Et encore moins les soirées GLORIA, After semble-t-il devenu épique à Nantes, organisé régulièrement durant l’année. Je ne remercierai jamais assez mon instructeur de la soirée (Ave Charles !) ni ces deux artistes qui ont  réussi à me captiver sans une once d’ennui.

Le fameux YOUL avait déjà placé la barre assez haut : une attitude punchy, un sourire communicatif, une intensité assez rave, basculant sans cesse entre des nappes tech/house et des sonorités acid assumées. Me rappelant presque, bien que dans des registres clairement différents, le talent et la fluidité d’ANETHA et des magiciens de BLOCAUS. Des coupes franches et fluides à la fois. Cette capacité à embarquer le public dans des trajectoires inattendues. Et avec chacun, l’impression de partager un réel moment, loin de certaines soirées où même des échasses ne suffiraient pas pour apercevoir le dj.

C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle je reste pieusement menotté à cette cave. On y est tout de suite confiné dans une démarche de partage, de connivence et d’échange.

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III- Monter ou redescendre ?

Dans ces conditions, OUI, visiter l’étage pour quelques minutes ou pour croiser des potes me faisait un peu soupirer. Je redoutais de manquer une nouvelle extase auditive du sou-sol.
Il n’empêche, je dois reconnaitre que la salle du haut tenait elle aussi ses promesses.

Plus énervée, plus brutale, mais peut-être trop monorythmique à mon goût. J’adore HECTOR OAKS. Il a maintes fois marqué ma technophilie par des prestations bluffantes et captivantes. Des sets toujours équilibrés, jouant à la perfection sur des textures à la fois sombres et dynamiques.  Pourtant, je crois que le sous-sol m’avait définitivement déjà conquis et me retenait captif, à mon sens, d’une narration un peu plus souple, comme d’une capacité à varier les univers et les registres.

L’ambiance de la Subtyl opérant toujours à merveille, je n’ai pas vu les 10h30 du matin apparaître. Heureusement, une gorgée de vin chaud et un peu de soleil sur la terrasse me donnèrent l’impression de me réanimer un peu. J’en ressors une nouvelle fois décalqué et sur les rotules, mais bien content d’avoir Frictionné et tremblé dans une ruche si vivante. Merci à eux.

Pour aller plus loin dans ces orgasmes de Friction :

Et pour votre agenda :

Next Gloria – Club Macadam le 10/02 à Nantes : ici

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