[Soutien] BRASA : la traduction comme geste politique

Une cagnotte en ligne est lancée afin de financer les traductions bilingues de textes de lutte brésiliens : on soutient !

La sélection des textes est menée par Diane LimaAbigail Campo Leal et Cíntia Guedes. Les trois curatrices et chercheuses sont impliquées dans la mise en place de pratiques décoloniales et non hétéro-cis-normatives dans l’art, dans les milieux universitaires, les mouvements autogérés et périphériques brésiliens.

Ce projet a eu pour point de départ le constat que très peu de textes sont traduits du portugais au français alors que les auteur.rice.s français.e.s sont traduit.e.s presque systématiquement. La traduction apparaît donc comme un des outils du maintien de l’hégémonie et de l’impérialisme épistémiques.

Brasa

L’exposition : la question du soin et de la place des corps non-normatifs

Le projet de publication accompagne l’exposition Corpo aberto – um arquivo de sentimentos, projet collaboratif d’exposition qui propose de penser le soin comme outil d’empouvoirement et de mise en question de l’hétéronormativité cis et blanche.

En septembre et octobre prochain, l’exposition rassemblera cinq artistes et un collectif brésilien-ne-s qui s’expriment à partir d’une perspective bicha, trans, sapatona, travesti, feminista. – à Vevey, banlieue de Lausanne, en Suisse. Elle a pour but, entre autre, de rendre visible la place des corps non normatifs (LGBTQI, corps racisés, personnes en situation de handicap, souffrance mentale ou corporelle) aujourd’hui.

Diran Castro utilise le travail du sexe afin de questionner et faire prendre conscience, à des hommes blancs et hétérosexuels, leur place dans la société. A partir de la transformation progressive de ces personnes souvent racistes et misogynes, il protège la communauté trans et noire.

Par la manucure, Ana Matheus Abbade appréhende le soin des mains et des pieds pour son potentiel d’action et de visibilité politique et technologique du corps.

Filipe Acácio crée des rituels performatifs qui donnent voix au corps possiblement contaminé.

Jonas Van Holanda déconstruit les habitudes patriarcales par la rupture avec une alimentation carno-phalo-centrée.

Marie Carangi offre quant à elle un regard libérateur sur les seins et les interdits qui s’exercent sur le corps féminin dans la société.

Enfin, Coletivo Cabeça gère un salon de coiffure non normatif dans le centre de São Paulo, lieu safe et de réinvention des codes de beauté et des règles sociales qui s’opèrent à partir du cheveu.


Coletivo cabeça C.O.C.A

Cagnotte de soutien BRASA ==> ICI

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