#StopLoiSécuritéGlobale : rassemblements

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Le projet de loi de «sécurité globale » porté par le parti majoritaire, La République en marche (LRM), et son allié Agir, recèle en effet une kyrielle de mesures sécuritaires. La plus problématique d’entre elles concerne l’encadrement de la diffusion de l’image des policiers et des gendarmes. Il s’agit de l’article 24 de la loi qui prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

Mardi 17 novembre, les syndicats de journalistes ont appelé à un premier rassemblement aux côtés de la Ligue des droits de l’homme, d’Amnesty International et d’autres organisations, comme Reporters sans frontières, estimant que la loi revient de fait à interdire aux journalistes et aux citoyens de filmer les policiers en action, et empêcherait, par exemple, de documenter les violences policières. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer un texte extrêmement flou qui ouvre la porte à toutes les dérives. 

Depuis, Darmanin a annoncé que les journalistes pourraient se signaler auprès de la préfecture de Police pour couvrir les manifestations. Lors de son point presse mensuel organisé ce mercredi, le ministre de l’Intérieur a déclaré que les journalistes devaient «se rapprocher des autorités» en amont des manifestations qu’ils veulent couvrir afin de pouvoir en «rendre compte» et «faire leur travail». Face aux réactions de toute la profession, le ministre de l’Intérieur a presque aussitôt rétropédalé mais les attaques contre la liberté de la presse se multiplient. 

StopLoiSécuritéGlobale  : les rassemblements paris

Pour protester contre cette loi, les organisations appellent à un nouveau rassemblement samedi 21 novembre à 14h30 sur le Parvis des Droits de l’homme. 

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