Je ne lirai pas le « Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui »

Temps de lecture : 9 minutes

Dans mes errances internet, en cherchant quelque chose de nouveau à lire, j’ai entendu parler de Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui, écrit par Arthur Dreyfus et sorti en ce mois de mars. Il ne s’agit pas de son premier roman, loin de là, puisqu’il a publié de nombreux textes auparavant, y compris en tant que journaliste.

Jusque-là, l’idée de lire 2294 pages de la vie sexuelle de n’importe quelle personne ne m’attire pas forcément, je dois l’admettre… Bien que j’aime comprendre la vie sexuelle potentiellement flamboyante des personnes queers. Et pourtant, ma curiosité a été vraiment piquée lorsque je suis tombé sur des extraits dudit ouvrage.

Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui par arthur dreyfus : un livre à ne pas lire !

Dans ce dernier, Arthur Dreyfus parle surtout de ses nombreux plans cul. Et, pour ceux qu’ils partagent avec des hommes asiatiques, on peut lire ces mots : « son corps est splendide : trait pour trait celui d’un samouraï dans les films d’action de Bruce Lee […] visage de manga » ou encore « son couvercle ne se dévisse pas — je pense il est asiatique, il est malin, il va trouver ».

Quant aux hommes arabes, il raconte aussi qu’un « lascar à capuche » lui envoie « une photo de sa bite — qui est minuscule. Par esprit civique, craignant d’engendrer un djihadiste frustré, je réponds aussitôt : Ouah trop belle bébé ! »

Tout ceci est accompagné de quelques autres expressions fétichisantes, notamment des références aux « noirs à la bite énorme ».

Bref, je n’avais pas envie de le lire et après ces découvertes, j’en avais encore moins envie mais j’étais furieux.

Car cet ouvrage est autobiographique si bien qu’ici, personne ne pourra agiter sous notre nez la sainte licence artistique, l’auteur confessant au JDD que : « Ce livre n’est pas une autofiction, c’est un livre de vérité. »

Alors je me suis dit qu’il fallait bien que j’écrive là-dessus, qu’on en parle. Parce qu’on a encore édité ces mots, parce qu’on les a encore utilisés comme si de rien n’était, parce que des années après Dustan (car Dreyfus, d’après Libération, le cite très fréquemment) et compères, certains mecs continuent de penser qu’ils peuvent déshumaniser les personnes racisées avec qui ils couchent. Et les écrivains d’avant, eux, avaient peut-être l’excuse de la fameuse « autre époque ». Qu’on publie ça aujourd’hui, je trouve ça aberrant.

Mais dans mon agacement, je me suis ainsi heurté à la question suivante. Allais-je devoir lire 2294 pages de cet homme pour parler de ces extraits ? Puis-je être en colère contre un texte dont je n’ai lu que des morceaux ?

Car en me mettant à mon clavier, je me suis dit qu’on allait forcément hurler l’heure du tribunal populaire, de la grande « cancel culture ». Et je me suis rappelé qu’en fait, ça a toujours existé. Des critiques artistiques, il y en a toujours eu et on s’est toujours basé là-dessus pour savoir ce qu’on avait envie de lire, ou non. Et je pourrais disserter aussi bien sur le caractère raciste des expressions utilisées que de leur platitude stylistique.

La question que je me suis posée était surtout celle-ci : pourquoi je m’infligerais cela ? Pourquoi je me forcerais à entrer dans la tête de quelqu’un au dépend du bien-être de mon propre esprit ? Pourquoi m’intéresser à ces œuvres, là où des individus de ce genre ne le feront jamais pour nous ? Pourquoi me réimposer de la douleur afin d’expliquer la mienne, que je connais si bien pour la vivre en tant qu’homme asiatique, pour montrer patte blanche à un discours qui, de toute façon, peu importe le contexte, me nuit et nuit collectivement aux personnes racisées.

Politiquement, s’infliger de tels textes, c’est pour moi leur donner de la puissance. S’en imposer la lecture, espérer relever une vision humaine de nous, c’est déjà leur accorder une importance plus grande que notre bien-être personnel et notre dignité. Je refuse désormais de brader l’opinion que j’ai de moi-même et de mes pairs pour passer du temps à analyser celle des hommes qui nous considèrent comme seuls aliments de leurs machines à fantasmes. Mon indulgence et ma patience s’arrête là où leur ignorance devient une violence aveugle.

Et bien que j’ai réfléchi à tout ça, dans ma colère, j’ai aussi culpabilisé. J’ai aussi voulu croire que ça allait s’expliquer. Alors j’ai décidé d’au moins juger l’écrivain. Par ses discours, par ses apparitions dans les médias. Je sépare l’œuvre de l’auteur, en somme, pour faire plaisir à tous ceux qui l’exigent, même si je considère que c’est impossible.

Arthur Dreyfus, lorsqu’il s’agit de s’expliquer sur la déshumanisation littéraire de ses amants racisés, se défend donc ainsi : « Ce qu’on appelle “essentialisation” fait partie intégrante du désir. Les Arabes et les Noirs qui baisent des petits-bourgeois blancs essentialisent aussi un fantasme inversé. »

Ce discours, je le connais assez bien, je l’ai entendu maintes et maintes fois dans ma vie intime. Ce que je réponds, c’est que l’essentialisation fait partie de « leurs » désirs, pas forcément du nôtre. Les fantasmes exotisants qu’ils projettent sur nous ne sont pas aussi bénins que ceux que nous partageons tous en tant qu’individus, qui eux s’inscrivent dans le cadre du fantasme sexuel consenti (domination, BDSM, jeux de rôles…).

Je peux accepter et concevoir que le fétichisme racial est un effet de notre société et que les hommes n’y sont pour rien s’ils en ont. Mais le territoire des désirs est un univers d’absolution où leurs fantasmes raciaux sont constamment pardonnés, là où les nôtres ne sont pas discutés, généralement parce qu’ils sont beaucoup moins puissants voire inexistants chez beaucoup d’entre nous (moi y compris). Le fait que les personnes blanches forment la grande majorité des personnes ayant des fantasmes basés sur l’ethnie n’est pas anodin. Et qu’ils soient les seuls à pouvoir les publier montre bien une domination évidente qu’Arthur Dreyfus n’a pas le droit de mettre sous le tapis. Pour mettre en parallèle deux choses, il faut qu’elles soient un minimum égales, sinon, ça n’a aucune valeur.

Et puis il y a des choses, peu importe le contexte, où les propos d’Arthur Dreyfus sont graves, bien plus graves que tout ce que je viens de raconter. On apprend ainsi dans son livre qu’il a couché avec des adolescents de seize à dix-sept ans, alors que lui est âgé de trente-quatre ans aujourd’hui. Toujours au Journal du dimanche, il répond : « Sur l’âge, je ne suis pas allé chasser mes partenaires à la sortie des lycées  ; tout se passe sur Grindr, les rencontres sont sollicitées des deux côtés. »

Chez Pariscilaculture, à propos d’autres textes, le journal l’interroge sur des personnages homosexuels de ses écrits qui désirent souvent des jeunes enfants.

Il explique que selon lui, « On n’écrit pas pour avoir peur ou non du public. Tout ce qui réside dans un livre échappe à la vie. »

Quelle belle façon d’user de cette impunité que le patriarcat a construit aux hommes artistes. Quelle pernicieuse et paradoxale façon de s’en sortir par une œuvre qu’on élève à la fois comme vérité et comme échappée à la réalité.

Et pour finir, le détail qui mets la puce à l’oreille, chez L’Obs, on informe le lecteur qu’Arthur Dreyfus, dans son livre, cite Matzneff dans son roman autobiographique.

Dans le JDD, l’écrivain trentenaire finit par dire : « De toute façon, si j’ai fait œuvre de tout cela, c’est par besoin de convertir cette part ignoble des tréfonds en matière noble. Aujourd’hui, j’aimerais qu’on voit l’écrivain avant le monstre. Que l’objet littéraire prenne le dessus. »

J’ai la profonde conviction que lorsqu’on est artiste, on a une responsabilité vis-à-vis de ceux qui n’écrivent pas. Car la littérature, quand on s’inspire des gens qui nous entourent, c’est les déposséder un peu de ce qu’ils sont pour en faire notre création.

Qui sont ces hommes dont on a capturé une part de leurs sexualités sans leur demander leurs avis ? Ils n’ont pas le droit de répondre, parce que beaucoup n’ont pas la même puissance politique et médiatique. Ou tout simplement pire : parce que certains étaient mineurs. Étaler sur 2294 pages ses désirs sans considérer la réception des personnes concernées, c’est les déposséder d’une expérience dont ils sont aussi auteurs. Se cacher derrière la sainteté du désir, du fantasme, qu’il ne faudrait surtout pas remettre en question, est un argument intellectuellement pauvre et moralement discutable. Car cette sainteté n’est offerte qu’à la sexualité des hommes blancs de pouvoir. Les autres, eux, n’ont jamais l’occasion de prétendre que leur sexualité est une force à ne surtout pas contraindre, à ne surtout pas interroger. La considérer en plus comme publiable sous forme d’un kilo cinq de papier montre bien une chose : votre liberté de raconter vos « parts ignobles » est bien plus grande que la dignité des autres.

Et c’est pourquoi nous, nous utilisons notre liberté de nous élever contre cela et de refuser de les lire.

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11 Comments

  • Votre article c’est de la merde. J’ai le droit de penser et je devrais avoir le droit de le dire mais la première condition qui m’autorise à dire que votre article c’est de la merde c’est parceque je l’ai lu. La critique (virulente ou qui encense) d’une œuvre qu’on a pas lu est illégitime. 6 extraits de deux lignes sur 2000 pages ne constituent pas une lecture de l’œuvre

    • Bonjour. Ca tombe bien, ce n’est pas une critique et ce n’est pas une lecture de l’œuvre. Je pense que la démarche est assez claire dans le texte (et surtout dans le titre de l’article).

  • Salut Maxime,

    Je suis vraiment pas en accord avec ton article.
    Et il met bien en avant, pour moi, les raisons pour lesquelles on parle de séparer l’oeuvre et l’auteur. Et il montre bien les limites de cette fameuse « cancel culture »
    En refusant de lire le livre, tu te refuses d’en faire une lecture critique et intelligente, et tu ne juges que l’auteur (dont tu ne sais pas grand chose à priori).

    Pourtant, a aucun moment l’auteur ne t’interdit de lire ce livre en méprisant son narrateur et ses personnages. Est-ce que tu ne serais pas capable de lire un texte au point de vue raciste/pédophile/… et d’observer ce qu’il s’y passe ? De te dire « Mon Dieu, voilà comment certains hommes pensent » Et d’ensuite, parce que tu es un lecteur assidu et un critique exercé, de déconstruire la pensée du personnage principale ou narrateur, et de formuler un propos qui expose bien cette pensée horrible et trop répandu. En ce faisant, tu parlerais du livre, des personnages, et tu ne parlerais pas de l’auteur. Car ça n’aurait pas de sens de parler de l’auteur à ce moment là. Au milieu d’une critique littéraire qui déconstruit brillamment une pensée disont raciste et le système qui l’encourage, on s’en fiche de savoir que l’auteur du livre est en accord avec la pensée raciste. On s’intéresse à l’oeuvre et à ce que le critique nous en dit. Le pire c’est qu’étant donné que tu n’as pas lu le livre, tu ne sais même pas si l’auteur ne travaille pas à remettre son personnage en question ou même simplement à exposer ses vices.

    J’imagine que tu connais le travail de Laura Mulvey et ses analyses du regard masculin dans les films d’Hitchcock. Ses textes ont littéralement révolutionné notre manière à tous de voir et de faire des films. En analysant les films d’Hitchcock, elle a montré comment la caméra prend, dans les presque toutes les production Hollywoodiennes, un point de vue masculin, qui objectifie et domine la femme. Ce n’est pas un hasard que ce soit les films d’Hitchcock qui aient servi pour ses analyses puisque le réalisateur était très conscient de ce qu’il faisait. Vertigo en est l’exemple ultime, tout passe par le regard fasciné de James Stewart qui se fait justement piéger tout le long du film. Mais Hitchcock était en réalité un affreux pervers, et aujourd’hui on ferait tout pour le retirer de la circulation (et bien heureusement selon moi puisque c’était un prédateur). Mais donc, si Laura Mulvey avait dit « cet homme est une ordure et ses films sont a son image. Je ne les regarderais pas » on n’aurait jamais eu une des analyses cinématographiques les plus fines et importantes de l’histoire du cinéma.

    Alors à la question, pourquoi je m’infligerai ça ? je dirais, pour développer ton sens critique.
    Tu formules des idées sur les responsabilités et les, manières d’être un artiste, est-ce qu’il ne peut pas y en avoir d’autres des manières d’être artiste?

    Par ailleurs, il n’y a aucun « grand texte fondateur » qui explique que l’humanité ne progressera qu’en lisant des livres dont les personnages principaux sont vertueux et positifs. D’ailleurs, j’ai souvent l’impression que lorsqu’on condamne un livre sur des principes moraux, c’est parce qu’on a peur qu’un « grand public » serait influencé par le livre. Ce « grand public », la masse, ne verrait pas l’horreur de ce livre que le critique morale, lui remarque très bien.

    On a condamné Tartuffe selon des principes moraux. On a condamné pleins de grandes oeuvres. On en viendrait même à penser que si une oeuvre est condamnée moralement, elle a du potentiel. On a surtout condamné toute la mouvance queer. Et c’est là que certains intellectuels queers contemporains me surprennent. Ce sont à l’origine des mouvements rejetés, isolés, et surtout condamnés moralement. Et aujourd’hui, c’est bien souvent au nom d’une morale queer qu’on interdit/cancel des textes. Alors, non je ne compare la revendication d’une identité queer à l’affirmation confortable d’une identité raciste. Je dis que s’il y a une classe intellectuelle qui pourrait nous apprendre à lire tous les textes et à développer un sens critique quelque soit l’identité de l’auteur, c’est bien les intellectuels queers. Mais non, il semblerait que maintenant que certains de ces intellectuels possèdent une élévation morale, ils passent plus de temps à condamner qu’à analyser.

    Donc tu n’as pas lu ce livre et tout ce que tu peux me dire de cet auteur que tu ne connais pas personnellement, c’est qu’il a l’air d’un dégeulasse. Bon. Oui, c’est vrai. Et j’ajoute même, s’il commet des actes pédophiles, il faut qu’il soit jugé. Aussi, qui sont les gens qui travaillent avec un gars comme ça ? Moi il ne me donne pas envie de me lever le matin. Voilà. On est tous d’accord là dessus.

    Bon, il est clair maintenant que je ne suis pas en accord avec ton texte. Mais je n’ai pas pris le temps de rédiger ce pavé un mercredi matin juste pour cracher du venin, mais justement parce que ton article m’a fait réfléchir et que je voulais développer une réflexion que faisait naitre la lecture ton article. Je l’ai fait aussi parce que je respecte ta parole et que je sais qu’on peut discuter. Je ne jure pas que j’ai entièrement raison. Notamment quand je parle des intellectuels queers, ce n’est pas un sujet auquel je pense régulièrement donc je n’ai pas une opinion très travaillée sur le sujet. (et puis comme ça, on fait mieux que SIMON dans les commentaires qui n’a pas réussi a développer un argumentaire très brillant)

  • « Gna-gna-gna, comment peux-tu critiquer un livre sans l’avoir lu… ». Mais vous pensez vraiment que les journalistes qui ont fait ou s’apprêtent à faire une recension élogieuse de ce bouquin se sont infligés 2 300 pages de plans cul ? La vie est courte et il y a plein d’autres livres à découvrir, l’auteur de cet article explique pourquoi il ne choisira pas celui-là avec des arguments parfaitement compréhensibles et recevables et il a bien raison.

  • Je te remercie de ton honnêteté et de la dignité que tu protèges ainsi pour toi et les autres. Ton propos est superbe et bien écrit, et donner du pouvoir à ces abjections ne sert à rien d’autre qu’à leur donner une légitimité. Je pense que ton propos aurait été sensiblement le même après lecture complète, et je crois qu’il est important que beaucoup comprennent que cet étalage n’est pas excusable par le prétexte de « l’art » : il y a ici la volonté de l’auteur d’exposer du « vrai » et de se poser en figure érotisée…Le prétexte de la création sonne donc pour moi également comme une douloureuse et injuste impunité due à son statut d’homme blanc médiatisé… Bref, merci pour tes mots et ton courage

  • Il a aujourd’hui 34 ans, il a couché avec des garçons de 17 ans…. En quoi est-ce « grave » ?

  • Le wokisme à son degré le plus ridicule. L’auteurx qui est un métisse comme une majorité de la population française, qui ressemble à 90 % des gays d’aujourd’hui, s’assigne une identité asiatique pour se dire discriminé, fétichisé… Comment s’inventer une oppression pour flatter son narcissisme, se plaindre et jouer les victimes. En revanche, rien à foutre des inégalités sociales, n’est-ce pas ? Et effectivement, quel est le problème de coucher avec des mecs de 16 ou 17 ans s’ils sont consentants et qu’il n’y a pas d’emprise ou de relation de domination ? Les pseudo-progressistes wokes reconduisent l’homophobie d’extrême droite de jadis. Ça donnerait presque envie d’acheter le pavé de Dreyfus, s’il ne coûtait pas aussi cher… 

  • L’hallu totale de certains commentaires, le mec écrit des trucs racistes, poussiéreux et nauséabonds mais il faudrait qu’on lui consacre une lecture de plus de 2000 pages ? et qu’on l’achète ? Nan mais et puis quoi encore ? Comment dire, lui consacrer un article c’était déjà beaucoup. Merci Maxime pour ton travail, grâce à toi on se rappelle qu’il existe des artistes qui sont aussi des gens biens. Il serait temps qu’on parle plus des gens comme toi, et moins des autres.

    • Je serais curieux de vous voir à l’œuvre, dans votre vie ! Rien qu’à vous lire, je devine le niveau : bas comme terre ! L’avantage, c’est que le tombeau est droit devant dans cette mentalité bourgeoise. L’enfer est pavé de bonnes intentions : je parie que vous illustrez parfaitement cette citation.

  • Moi, je trouve cette critique très révélatrice d’une sorte d’une pseudo-culture, ou pseudo-intelligence, gnangnan dans tous les cas, qui fait qu’on n’avance pas, parce qu’on ne voit pas plus loin qu’un univers personnel rikiki et d’autant plus bien-pensant qu’on est toujours propre quand on ne sort jamais dehors. Les médiocres ont le pouvoir et la parole en société : c’est entendu, puisque par nécessité, la vie de groupe est basée sur le socle le plus large, et plus l’on ratisse large, plus on baisse le niveau. Pourtant, je ne parviens pas à avoir moins peur de ce que ces gens, pseudo-cultivés et pseudo-intelligents, sont dans la vie réelle ! Hystérico-jouisseurs-culpabilisants. Et, bien entendu : égalité parfaites entre ces abrutis au sens étymologique, qu’ils soient hommes ou femmes. Et dire qu’ils font des enfants !

  • Merci pour cet article qui rappelle au combien l’art fait partie de la culture et qu’il déshumanise certain.es pour élever sur des pieds d’estal d’autres. Rassurer les uns, en annihilant les autres.

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