#CoolPodcasts : le top 5 des documentaires audio écoutés en janvier

Pile le dernier jour du mois, celui où tu te dis que ça y est, janvier est bien terminé ! Voici les 5 #CoolPodcasts écoutés par notre rédactrice Roxane.

Gouinement Lundi reçoit RER Q

Cette semaine, mon phare dans la nuit favori présente 5 des membres du collectif d’autrices, d’artistes et de performeuses, queer et féministe, RER Q. Certain.e.s ont peut-être eu la chance d’assister à leurs lectures à la Mut dernièrement, perfs qui avaient fait monter la température de la salle de 20 degrés. Les entendre évoquer ce qui les rassemble et ce qui les différencie, le caractère expérimental et résolument queer de leur démarche, autour des textes, des normes, de la poésie, de la sexualité, de la visibilité des questions raciales et trans dans l’art en général et la littérature en particulier, est vraiment passionnant. De toute façon, je suis excitée dès qu’une meuf évoque Kathy Ackert, du coup je sais pas si ça compte de présenter ce podcast en premier, on n’a qu’à dire que oui.

Les membres du collectif participeront à la Queer Week le 17 mars prochain. On les attend avec impatience.

Point bonus pour la chronique de Sophie de l’AJL qui rappelle en rigolant à celles du fond qui ont pas bien suivi qu’il faut se couper les ongles (entre autres).

à écouter ici

Kiffe ta race – Nos parents

Pour ce 9ème numéro du désormais célèbre – ou qui devrait l’être – Kiffe Ta Race, Rokhaya Diallo et Grace Ly évoquent, en compagnie de Fatima Aït Bounoua, leurs expériences de filles d’immigré.e.s, leurs ressentis et leurs difficultés, la manière dont elles analysent, avec le recul, leur enfance et la place de leurs parents, en France et auprès d’elles mais aussi la manière dont elles se sont construites, dont elles ont navigué entre leurs cultures. À écouter d’urgence. 

LSD Histoires d’amitié (¼) : à la vie à la mort

Dans cette nouvelle série de l’excellent – bien que parfois inégal dans le choix des thèmes – podcast LSD, Leïla Djitli  explore les ressorts et la puissance de trois histoires d’amitié, trois trajectoires en duo, différentes mais similaires en intensité. On apprendra alors comment une amitié de plusieurs dizaines d’années a pu naître dans un camp de concentration égyptien, comment un groupe de parole et la dépendance à la drogue a permis à deux femmes de se sauver elles-mêmes et l’une l’autre et comment, enfin, Siriki et Mohamed, alors mineurs isolés étrangers échoués à Paris, ont appris, dans les conditions de vie qui sont celles de la place Stalingrad à se connaître et se reconnaître.

Franchement, j’ai pleuré. Aussi parce que parmi nous naissent souvent des histoires d’amitié essentielles, puissantes et indispensables à notre survie. À écouter en pensant à celles et ceux que vous aimez tant.

Les pieds sur terre : Les audiences de surendettement

Dans cet épisode d’un peu moins d’une demi-heure, sans commentaires comme d’habitude, l’équipe de Sonia Kronlud nous emmène à la commission de surendettement d’Arras, dans le Nord Pas de Calais. D’audience en audience – la dernière mise à part – c’est la misère. Celle de femmes, surtout, quelle surprise. Qu’il s’agisse de factures d’électricité, de dettes de loyer ou de ressources insuffisantes pour cause de  temps partiel au SMIC, le documentaire montre la dureté des conditions de vie mais aussi une justice relativement bienveillante mais désemparée devant l’ampleur de la détresse des personnes et des familles.

27 minutes de vérité brute (180 000 dossiers de surendettement ont été déposés en 2017, soit l’équivalent de la ville de Reims) qui donnent encore plus envie de faire tout péter d’urgence.

Un podcast à soi : Vieilles, et alors ?

Dans ce 14ème numéro d’un de mes podcasts préférés, Charlotte Bienaimé évoque la trop souvent passée sous silence question de l’âge des femmes. Que deviennent les meufs une fois que le patriarcat les juge inutiles, c’est à dire infertiles et inbaisables ? Où vont-elles lorsqu’elles disparaissent de ces marchés-là ? Vers quels espaces sont-elles exclues ? Comment résister, concrètement, matériellement, collectivement, à l’âgisme ? Que répondre à un jeune qui juge qu’on n’a pas à sortir danser jusqu’au bout de la nuit, une fois passée notre date limite de consommation par les mecs ? Cet épisode aborde toutes ces questions passionnantes, grâce à l’intervention de deux collectifs : Ménopause rebelle et Foufe d’abord. Grave badass.

Ce podcast, plutôt centré sur les meufs hétéro, m’a fait penser à ce que m’a dit mon petit frère il y a quelques mois. Né en 2006, il avait des questions sur les lesbiennes. Il voulait savoir si on avait toutes des tatouages, toutes les cheveux courts, toutes des motos (I wish) mais aussi…si on était toutes jeunes. Est-ce à dire que dans la faible représentation dont on dispose, aucune d’entre nous ne dépasse les 35 ans ? Qu’est ce qu’on fait, nous, pour limiter l’âgisme ? Que deviennent les vieilles gouines ? Comment s’organisent-elles (si c’est le cas) et où ? Si quelqu’un a la réponse, ça m’intéresse et promis, ça a rien à voir avec le fait que je vais moi-même bientôt passer la DLC.

Encore un épisode essentiel d’un podcast à soi, à écouter, dans tous les cas.

1 Comment

  • Hey Roxane, alors moi aussi le devenir des vieilles gouines m’intéresse et me questionne. J’ai même dans le fond de mon tiroir à projets l’envie de faire du documentaire sonore sur la dessus. Rien de très concretprécis mais j’aimerais collecter des récits de vie de ces vieilles gouines et c’est vrai que la puissance des témoignages du docu de Charlotte Bienaimé a ravivé la nécessité porter ces paroles. Si jamais tu as envie d’échanger sur ce sujet, ça serait avec plaisir. Bises ! Noëmie

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