On a lu « 40 LGBT+ qui ont changé le monde » t.2

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Dans les années 90, à l’école, le fun des cours de français résidait dans le grand I) Biographie de l’auteur (je ne mets pas « autrice », ce serait malhonnête, ça n’existait pas dans nos imaginaires) c’était le moment où je tendais l’oreille au max. J’attendais des clés, des trucs et astuces sensés répondre à cette question « comment on fait pour devenir écrivain ? (non non, toujours pas « écrivaine », ça n’existait PAS dans les années 90 je vous dis). Et puis, au fil du temps, j’ai abandonné cette quête de hackage existentiel à force d’entendre les récits de vie des Rousseau, Voltaire, Maupassant, etc. J’en ai déduit l’équation paralysante suivante : écrivain = homme blanc bourgeois.

40 LGBT+ qui ont changé le monde

Le tome 2 des « 40 LGBT+ qui ont changé le monde » de Florent Manelli, paru aux géniales Editions Lapin, c’est à peu près tout l’inverse de ça (on parlait déjà du premier volume ici). Joliment mises en traits par l’auteur – qui est avant tout illustrateur – les biographies de Divine et Monique Wittig y côtoient celles de personnalités plus contemporaines comme Wanuri Kahiu (Mais si ! La réalisatrice kenyane de Rafiki !) ou Janelle Monae. Les identités sont aussi multiples que les disciplines artistiques ou les combats politiques de chacunE.

A l’ère du couvre-feu, ce livre tombe à pic pour découvrir ou redécouvrir les destins de personnalités en marge, on dit oui.

BONUS réflexion critique : est ce que ce n’est pas un peu contradictoire de vouloir visibiliser des personnes racisées, et d’utiliser du blanc pour tous les dessins ? Est-ce que le blanc utilisé comme « couleur » neutre ne reproduit pas une pensée universaliste carrément problématique ? La réponse est dans la question.

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