Gabber forever

Le Gabber, mouvement trop souvent réduit à ces jeunes en jogging qui dansent sur des sons à 180 bpm (beaucoup de battement par minute) boostés par des pilules multicolores aux origines peu légales. D’origine Yiddish le mot « Gabber » vient de l’argot d’Amsterdam et peut se traduire par « ami » ou « pote ». Il désigne un genre fondateur de la techno hardcore venu des Pays-Bas et qui s’est développé au début des années 90. Un mini-fesitval est consacré à ce qui est devenu une culture à part entière, l’occasion de mettre en lumière ses protagonistes, ses codes et son esthétique propre.

 

En compagnie de Paul, DJ, producteur (label Midnight Trouble) et organisateur de l’évènement, partons à la découverte de cette « puissante sous-culture qui regroupe musique, danse et style » au sein d’événements souvent grandioses.

 

gabber-style
Gabbeuse style (c) Tom Nijhuis

 

 

Une culture visuelle

 

Le gabber a inspiré de nombreux artistes, photographes et performeurs qui sont mis en avant pour la première fois en France au sein d’une même exposition. Killian Loddo, Ryan Cookson, Tom Nijhuis, Pinar & Viola, Dennis Duijnhouwer, et plein d’autres ont suivi, ou ont été influencés, par l’univers du 180 bpm.

 

 

Un son


« Ce son radical qui ressemble à des expérimentations de l’IRCAM pourrait être écouté par des bobos ou des intellos, mais non, c’est une musique de prolos de mecs de la campagne. » Pourquoi ? Nous n’avons pas la réponse, mais c’est une bonne question que nous a soufflé l’organisateur du festival.

 

>> DU SON 180 BPM (gabberexpo.com)

 

 

Un culte : Thunderdome

 

 

Thunderdome c’est LE festival mythique pour tout gabber qui se respecte. Après 20 ans de bons services, ID&T, l’organisateur, a mis fin à l’événement. Très vite d’autres regroupements, tel que Masters of hardcore ont repris le flambeau. Preuve que le mouvement n’a besoin de personne et qu’il s’auto-suffit à lui-même. Comme dirait Paul, « c’est une scène qui n’a besoin de personne, tous les participants, les vendeurs de saucisses, les mecs de la sonos, font tous partie de la scène et ils sont hyper bien organisés ». GABBER FOR EVER they say.

 

 

Une danse

 

Qui dit musique, dit danse. Tandis que certains dansent le MIA, les gabber bougent suivant les règles du Hakken. Soulwax knows >>

 


Le Gabber donc. Plus on regarde des vidéos d’archives, des photos et des reportages plus on se demande pourquoi ? Entre fascination et incompréhension…pourquoi ? La réponse se trouve certainement au cœur d’un zénith hollandais, a-t-on vraiment besoin d’une réponse pour s’intéresser à ce mouvement ? Tout ce qu’on sait, c’est qu’on a plutôt très envie d’aller faire un tour au Point Éphémère à partir du 1er mai, gabber être bien.

 

Un petit reportage pour la route >>

 

 

 

 

 

Gabber festival : infos pratiques

Du 1er au 13 mai 2014 au Point Éphémère Paris

GABBER est un Exposition où se croiseront documents d’archives et oeuvres contemporaines, mais aussi Showcases, Soirées Clubbing, Pop-Up Store, Projections, Conférences, Initiations à la Danse Hakken, Drinks…

Site internet : Gabberexpo.com

Tumblr à suivre : http://gabbereleganza.tumblr.com/

 

 

 

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